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Représentation vectorielle de signaux sinusoïdaux

En première approximation, on peut considérer que les différents signaux présents sur un réseau d'énergie (tensions et courants) sont purement sinusoïdaux de fréquence imposée par les alternateurs : 50 Hz (Europe, Maghreb,..) ou 60 Hz (USA, ...).

Dès lors, l'étude en régime permanent, à la fréquence fondamentale, d'un tel réseau et des différents éléments qui le composent permet déjà d'en comprendre les grands principes de fonctionnement.

Dans ce contexte, la représentation et le traitement de signaux sinusoïdaux prend une importance toute particulière.

Un réseau de production, transport, distribution et de consommation d'énergie électrique est un système complexe qui est fréquemment le siège de phénomènes transitoires (manœuvres, défauts, à-coups de charges, ...), et/ou non linéaires (saturation de transformateurs, démarrage de moteurs, conversion d'énergie).

graphique valeur instantanée.png

On peut faire correspondre à toute fonction sinusoïdale, un vecteur de Fresnel partant de l'origine du repère, de module « l'amplitude de la fonction » et faisant un angle égale à sa phase instantanée avec l'axe ( Ox ) pris comme origine des phases, grâce à sa projection sur l'axe           ( Ox ).

Par exemple, pour une tension u =  U.√2. cos( ωt + φ ) quand on dessine U le vecteur de Fresnel associé, on trouve bien « u » en projection sur (Ox).

Par convention on représentera  les vecteurs de Fresnel à t = 0 et avec comme module la valeur efficace de la grandeur considérée.

Forme Polaire (représentation de Fresnel)

vecteur.png

Dans le cadre de la représentation de plusieurs grandeurs, tel que tension et courant, sur un même diagramme de Fresnel, on ne peut représenter que des grandeurs ayant la même pulsation.

NB: Le déphasage entre les deux vecteurs  " φ "sera noté "phi ". 

vecteur2.png

Ecriture sous forme Polaire

U.png

Représentons l’axe des réels par une droite graduée, d’origine « O » ; la multiplication de 1 par (-1), envoie 1 sur (-1), qui est l’image de 1 par la symétrie de ce centre « O », que l’on peut aussi considérer comme étant la rotation de ce centre « O », d’angle π.


De même, la multiplication de (-1) par (-1) envoie (-1) sur 1.


Notons « i » le point image de 1 par la rotation de centre « O » et d’angle π/2 : ce point n’est plus sur la droite initiale, mais sur la perpendiculaire (axes imaginaires) à celle-ci passant par l’origine.


Si à présent on applique une même rotation du point « i », que l’on multiplie par lui-même « i », on obtient le point en (-1) situé sur la droite des réels.


Cet objet jouit du statut de nombre et est appelé « nombre imaginaire ».

Forme Rectangulaire (représentation complexe)

axe imaginaire.png

Dans ce cas on peut donc en déduire que:

ixi.png

La multiplication de « i », permet donc de définir une racine carrée au nombre  (-1), puisque on a alors :

iracine.png

Application vectorielle

En électricité, afin de ne pas confondre avec l’intensité du courant « i », la notation imaginaire sera nommée « ».

Imaginons donc le plan orthonormé complexe possédant « Ox » comme axe des réels et l’axe « Oy » comme axe des imaginaires.

L’opérateur « J» permet d’effectuer une rotation de π/2 ou (90°) à un vecteur.

Si nous faisons subir au vecteur U une rotation de + 90°, il devient « J.U ».

De même, si nous faisons subir au vecteur « J.U » une rotation de + 90°, il devient « J.J.U », soit  « J².U ».

Or une rotation de deux fois 90° (c’est-à-dire 180°) correspond à un changement de signe du vecteur U.


Nous avons donc la relation : « J²=-1 », avec « J » étant appelée « nombre imaginaire  ».
 

JU.png
jcarré.png

Une transposition de la représentation de Fresnel est alors facile, les vecteurs sont décomposés en vecteurs orthogonaux et notés sous la forme :

uvect.png

Ils représentent respectivement les vecteurs projections sur l’axe Ox et l’axe Oy.    

u2vect.png

a et b sont les deux composantes du vecteur auquel nous associons le nombre complexe «Z » .


« a » représente la partie réelle du nombre complexe et « b » désigne sa partie imaginaire.

imaginaire.png

La distance |Z|= |OZ|, que l’on appelle " module de Z " et l’angle φ  est appelé « argument de Z »

Dans le cadre du nombre complexe " Z ", on peux l'exprimer sous la forme :

Z.png

Conversion vectorielle (Polaire vers rectangulaire)

Considérons un vecteur Z, dont l’amplitude est |Z|, incliné d’un angle φ 

pvers r.png

On peut donc écrire sous la forme polaire

Z1.png

D’autre part, en utilisant la forme rectangulaire, on obtient :

z2.png
  • La composante horizontale de « Z » a une amplitude « a » donnée par :

amod.png
  • La composante horizontale de « Z » a une amplitude « b » donnée par :

a3.png

On peut donc écrire :

z3.png

Exemple

Partons d'un vecteur V exprimé sous sa forme polaire :   V=106⌊148°

vver r.png

Conversion vectorielle (Rectangulaire vers Polaire)

En regardant la figure, on constate que |Z| est l’hypoténuse du triangle ainsi formé et que l’on peut donc appliqué la théorie de Pythagore.

pvers r.png

On procède comme suit :

z2.png

On détermine le module :

zmodule.png

De plus l’angle φ est donné par :

arctg.png

Exemple

Un vecteur « V » est exprimé sous forme rectangulaire :  V= - 35 + J 12

L’amplitude du vecteur est:

z4.png

L’angle du vecteur est :

atg.png

Notation positive :  φ = - 18,92°+180° = 161,08°

v.png

Par conséquent, la forme polaire du vecteur est :    

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